Les fourchettes de prix pratiquées sur le bassin de Thau
Poser la question « combien coûte un site internet ? » revient un peu à demander combien coûte une voiture. La réponse utile n'est pas un chiffre unique, mais une fourchette accompagnée de ce qu'elle contient. Voici ce qui se pratique réellement à Sète et sur le bassin de Thau en 2026.
| Type de site | Fourchette TTC | Pour qui |
|---|---|---|
| Site « carte de visite » (1 à 3 pages) | 600 € – 1 200 € | Artisan qui veut simplement exister en ligne |
| Site vitrine complet (5 à 8 pages) | 900 € – 2 500 € | Commerce, cabinet, prestataire de services |
| Boutique en ligne | 2 000 € – 6 000 € | Vente de produits, click and collect |
| Refonte d'un site existant | 800 € – 3 000 € | Site daté, non responsive ou mal référencé |
| Site sur mesure (développement spécifique) | 5 000 € et plus | Réservation, espace client, connexion à un logiciel métier |
Chez M&D CRÉ@TIONS, un site vitrine WordPress démarre à 900 € TTC pour cinq pages, et une boutique WooCommerce à 2 000 € TTC. Nous sommes une entreprise individuelle non assujettie à la TVA : le prix annoncé est le prix payé.
Ce qui fait vraiment varier la facture
Quand deux devis affichent 900 € et 2 400 € pour ce qui ressemble au même site, l'écart ne vient presque jamais du « design ». Il vient de quatre postes précis.
1. Qui rédige les textes
C'est de loin le premier facteur. Rédiger les contenus de cinq pages représente une à deux journées de travail : il faut comprendre votre métier, identifier les questions que se posent vos clients et écrire des textes qui soient à la fois lisibles et bien construits pour Google. Un devis « à partir de 700 € » suppose presque toujours que vous fournissez tout.
2. Le nombre de pages et de modèles
Cinq pages qui partagent deux modèles de mise en page coûtent moins cher que cinq pages entièrement différentes. Une page « nos services » avec six prestations détaillées demande plus de travail qu'une page de contact.
3. Les fonctionnalités
Un formulaire de contact est standard. Un système de réservation en ligne, un espace client, un site multilingue ou une connexion à votre logiciel de caisse relèvent du développement spécifique et se chiffrent séparément.
4. Le niveau de référencement inclus
« Optimisation SEO » ne veut rien dire en soi. Renseigner les balises title de cinq pages prend une heure. Construire une stratégie de mots-clés locaux, créer des pages géolocalisées, baliser les données structurées et configurer Search Console prend plusieurs jours. Demandez systématiquement ce que recouvre la ligne « SEO » d'un devis.
Les coûts que l'on oublie de vous annoncer
Le prix de création n'est pas le coût total. Trois postes reviennent chaque année, quel que soit le prestataire :
- Le nom de domaine : environ 15 € par an. C'est votre adresse (monentreprise.fr). Il doit être à votre nom, pas à celui de l'agence.
- L'hébergement : de 40 à 120 € par an. Un hébergement mutualisé de qualité suffit largement pour un site vitrine local.
- La maintenance : de 0 à 600 € par an. Facultative en apparence, indispensable en pratique. Un WordPress non mis à jour devient vulnérable en quelques mois.
Comptez donc 55 à 135 € par an en frais incompressibles, hors maintenance. C'est peu, mais il faut le savoir avant de signer plutôt que de le découvrir à la première facture.
Faut-il se méfier des sites à 300 € ?
Pas systématiquement, mais il faut regarder ce que l'on achète. À ce tarif, il s'agit généralement d'un modèle acheté 50 € et rempli avec vos textes, sans travail de référencement, sans optimisation des images et sans formation. Le site existe, il est joli sur la capture d'écran, mais il ne rapporte rien parce que personne ne le trouve.
Le vrai coût d'un site raté n'est pas les 300 € dépensés : ce sont les douze mois pendant lesquels vos concurrents ont capté les clients que vous n'avez pas vus passer.
Et les plateformes en ligne type Wix ou Shopify ?
Un abonnement Wix tourne autour de 200 à 350 € par an, Shopify autour de 400 à 900 € par an. Sur trois ans, une plateforme revient donc à un montant comparable à celui d'un site WordPress conçu par un professionnel — à deux différences près : vous ne possédez pas le site, et vous ne pouvez pas l'emporter ailleurs. Le jour où vous arrêtez de payer, tout disparaît.
Ces plateformes restent un bon choix pour tester une activité naissante. Dès qu'il s'agit d'un outil commercial durable, la propriété du site change tout.
Comment savoir si un devis est cohérent
Quatre questions suffisent à écarter la plupart des mauvaises surprises :
- Qui rédige les textes, et est-ce compris dans le prix ?
- Le nom de domaine et l'hébergement seront-ils à mon nom ?
- Que recouvre exactement la ligne « référencement » ?
- Que se passe-t-il si je veux changer de prestataire dans deux ans ?
Un prestataire sérieux répond à ces quatre questions sans détour. Si l'une d'elles reste floue, c'est en général là que se cache le coût que vous n'aviez pas prévu.
En résumé
Pour une entreprise sétoise en 2026, un budget réaliste se situe entre 900 € et 2 500 € TTC pour un site vitrine professionnel, plus 55 à 135 € par an de frais récurrents. En dessous de 600 €, méfiez-vous de ce qui n'est pas inclus. Au-dessus de 3 000 € pour un site vitrine classique, demandez ce qui justifie l'écart.